Notre Forum
Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Mots-clés

Derniers sujets
» Mes tubages de novembre
Hier à 17:35 par Melgibson

» Mes créations de novembre
Hier à 13:14 par Melgibson

» Bonjour -Bonsoir
Hier à 10:16 par Ives

» Mes masques de novembre
Mer 1 Nov - 10:54 par Melgibson

» Mes créations de octobre
Mar 31 Oct - 14:13 par Melgibson

» Templates hivers
Lun 30 Oct - 20:52 par Melgibson

» Mes tubages de octobre
Jeu 26 Oct - 16:39 par Melgibson

» Mes masques personnel pour vous
Mer 25 Oct - 18:30 par Melgibson

» Tubes pour Halloween
Mar 24 Oct - 18:01 par Melgibson

Novembre 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930   

Calendrier Calendrier


9 novembre 2014

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

9 novembre 2014

Message par Ives le Sam 8 Nov - 22:53




avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 11:08




avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:18




avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:19

"Michel Ier démantèle la sécurité sociale"

Le Vif
09/11/2014 à 10:00

Pascale Vielle (UCL), spécialiste du droit social et des sciences du travail, dénonce les incohérences de l'accord gouvernemental. Elle se dit extrêmement inquiète pour le financement de la Sécu. Entretien au vitriol.








  • réactions(20)








Charles Michel © Belga

Que pensez-vous de l'accord de gouvernement en matière de sécurité sociale?
Tout d'abord, le texte en lui-même me déconcerte d'un point de vue formel. Il n'y a pas de chapitre "sécurité sociale" en tant que tel, ni même "protection sociale", contrairement à certains accords gouvernementaux antérieurs. Les thématiques "pensions", "soins de santé" et "emploi" sont traités dans des chapitres distincts. Cela donne le sentiment que la sécurité sociale n'est plus appréhendée comme une institution globale.
Il faut aussi dire que le texte est peu lisible, il y a beaucoup de répétitions, peu de cohérence, c'est un catalogue de mesures parfois contradictoires, avec une grande confusion entre les priorités, les objectifs et les moyens. Par exemple, une notion qui revient souvent, la réduction du "handicap salarial", est parfois vue comme un moyen pour atteindre la compétitivité, parfois comme un objectif en soi.
Enfin, sauf peut-être en pensions et en soins de santé, on sent qu'il s'agit essentiellement d'une traduction du néerlandais, ce qui rend le texte encore plus difficile à lire. Cela semble indiquer que ce n'est pas le MR qui a tenu la plume de la partie socio-économique.
Percevez-vous une attaque potentielle ou réelle contre la sécurité sociale ?
Soyons clair, d'emblée : il n'y a pas de vision globale dans cet accord. La seule ligne claire, c'est la conviction que dès le moment où l'on réduit les coûts sociaux, la compétitivité va s'améliorer et les emplois vont se créer. La sécurité sociale est en effet d'abord perçue comme un frein à l'emploi, parce qu'elle est coûteuse. Le gouvernement veut réduire massivement les charges sociales des employeurs, mais aussi des travailleurs. Cela met directement en péril l'équilibre financier de la sécurité sociale. Le gouvernement explique qu'il compte sur la sixième réforme de l'Etat pour réduire les dépenses de la sécurité sociale, sans doute en profitant de l'impact de la régionalisation des allocations familiales. Le problème, c'est que dans l'exposé des motifs de la nouvelle loi spéciale de financement, décidée en lien avec la réforme de l'Etat, il était précisé que cela n'aurait pas d'impact sur l'enveloppe bien-être au fédéral.
La sécurité sociale est par ailleurs envisagée comme un piège à l'emploi, selon une représentation du chômeur qui ne travaille pas et se prélasse dans les allocations sociales en raison de l'écart trop faible entre les salaires et ces allocations. L'accord tend donc à rendre le chômage moins attractif. Il s'agit premièrement de renforcer les dernières réformes de l'assurance chômage (conditionnalité des allocations, dégressivité,...) Le gouvernement annonce même sa volonté de redéfinir ce qu'est un emploi "acceptable" pour un chômeur, avec toutes les questions que cela peut poser en matière de dignité du travailleur. Il est ensuite question des deux demi-jours de service forcé pour les chômeurs de longue durée. Cela fait songer aux ALE d'antan, mais sans complément de salaire, statut social ou possibilité d'acquérir des droits sociaux. C'est à la limite de l'exploitation. Or les expériences de ce type menées à l'étranger, en Angleterre notamment, n'ont pas été concluantes en matière de réinsertion des chômeurs sur le marché du travail.
Le gouvernement affirme miser sur l'effet retour de la création d'activités pour sauver la sécurité sociale. C'est crédible à vos yeux ?
Il compte en effet sur le fait que la création d'emplois générera de nouvelles cotisations sociales. C'est un vieux leitmotiv libéral. Le problème, c'est que de nombreuses études, réalisées notamment par le Bureau du Plan, mettent en cause ce lien entre diminution des charges sociales, augmentation de la compétitivité et création d'emplois. Elles montrent en outre que l'effet retour n'est jamais suffisant pour compenser la diminution des recettes. C'est un raisonnement un peu court et très dogmatique. Je suis donc inquiète pour l'avenir du système : les réductions importantes de charges sociales, fer de lance de l'accord, ne me paraissent nullement susceptibles d'être compensées en terme de recettes. Le CD&V n'a quasiment rien obtenu dans ce domaine.
Les réformes annoncées par ce gouvernement ne sont-elles pas dans la continuité de l'Etat social actif, initié par les socialistes flamands, Frank Vandenbroucke en tête ?
Quand on a engagé alors une réflexion sur la nécessité pour l'Etat de jouer un rôle plus important dans la remise au travail des chômeurs, il y avait deux approches possibles, la scandinave et l'anglo-saxonne. Frank Vandenbroucke avait en tête une approche fondée sur le modèle scandinave, il voulait insister sur le renforcement des capacités du travailleur en mettant le paquet sur la formation initiale et tout au long de la vie - en toute logique, après avoir été ministre fédéral de la sécurité sociale, il est d'ailleurs devenu ministre flamand de l'Education et de la Formation.
Ici, il ne s'agit pas du tout de ça. Sur le modèle anglo-saxon, on réduit l'intervention sociale pour pousser tout le monde à trouver un travail, à n'importe quelles conditions. On mise sur l'offre, en espérant qu'une meilleure compétitivité joue l'effet d'une baguette magique, sans autre vision pour la relance de la demande.
En ce qui concerne la flexibilité du travail, par exemple, le leitmotiv est la gestion de la carrière, mais alors que ce concept repose sur de nombreux travaux scientifiques liés au cycle de vie des travailleurs, l'accord se borne à remettre en cause la législation sur le temps de travail, à supprimer le crédit-temps "sans motif précis", avec un contrôle accru sur la réalité des motifs. Je me demande d'ailleurs comment : vérifiera-t-on si vous prenez effectivement soin de votre enfant ou si vous aidez vraiment un parent malade ? On crée aussi un "compte carrière", forme de capitalisation du temps, mais sans préciser ce que cela recouvre, ce qui me semble inquiétant.
Cela dit, quand vous parlez du handicap salarial, n'était-ce pas une nécessité de le réduire par rapport aux autres pays européens, dont des voisins comme l'Allemagne ?
C'est un vieux discours. Quand je vois les statistiques de la FEB, en effet, cela semble nécessaire, mais les autres pays européens présentent eux aussi des statistiques laissant penser qu'ils sont les moins performants. La compétitivité ne se joue de toute façon plus dans le bac à sable du Benelux mais au niveau mondial. En Grèce, ce sont les Chinois qui ont récupéré le port d'Athènes et les Grecs y sont désormais payés aux salaires chinois. L'accord ne propose aucune vision non plus à cet égard.
Ce gouvernement tente ici en réalité la quadrature du cercle. D'un côté, il affirme vouloir consolider notre modèle social. De l'autre, il entend résoudre le problème du "handicap salarial" avec des mesures drastiques pour résorber en quatre ans un déficit datant de 1996, dont la moindre n'est pas le saut d'index. Mais en même temps, il entend lutter contre les pièges à l'emploi pour rendre le travail plus attractif face au chômage. Comment va-t-il faire ? La seule variable d'ajustement me paraît la diminution des dépenses de la sécurité sociale, et en effet, l'accord prévoit de restreindre les conditions d'accès, les montants et la durée des prestations dans tous la plupart des domaines (sauf, de manière significative, pour les travailleurs indépendants et certains minima sociaux). Le chapitre important sur la traque des abus sociaux relève de cette même logique - sans qu'ici non plus on ait jamais démontré l'efficacité de telles mesures pour rétablir l'équilibre du budget de la sécu.
Mais le contexte européen ne joue-t-il pas un rôle, malgré tout ?
Nous avons réalisé une étude entre 2008 et 2011 sur la façon dont onze pays européens ont géré la crise. La Belgique était alors en pleine crise institutionnelle, sans gouvernement de plein exercice, on n'a dès lors pas pris les mesures structurelles et drastiques qui ont été décidées dans d'autres pays. Or, nos performances économiques maintenaient la Belgique dans le peloton de tête. Qu'est-ce qui prend à ce gouvernement d'adopter de telles mesures alors que d'autres pays reviennent sur ce constat, de même que de grands économistes orthodoxes? On est complètement à contretemps ! Je ne comprends pas, à moins qu'il y ait en réalité une volonté claire de démanteler la sécurité sociale. Cela confirmerait ce que d'aucuns disaient : on n'avait pas besoin d'une réforme institutionnelle pour cela, il suffit d'avoir la N-VA au gouvernement.
Les syndicats estiment que la concertation sociale leur est confisquée parce que les grandes orientations sont déjà prises et qu'en outre le gouvernement veut en quelque sorte la mettre sous tutelle sur une base tripartite...
C'est tout à fait vrai, je ne vois pas ce que je pourrais ajouter. Ils ne pourraient négocier le cas échéant que l'exécution et la mise en oeuvre de ces mesures dans un contexte très déséquilibré, face à un gouvernement de droite et au patronat. C'est inadmissible pour eux et la mobilisation à laquelle on assiste n'est pas surprenante.
Cela dit, ils frappent très fort d'emblée et la question que je me pose, c'est comment ils vont faire pour tenir pendant cinq ans. Si le gouvernement ne tombe pas rapidement, ils devront envisager une stratégie à plus long terme pour éviter l'épuisement.



avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:19

L'arrivée d'un nouveau club de motards fait craindre une guerre de gangs

Le Vif
09/11/2014 à 10:06
Source: Belga

La police craint qu'une nouvelle guerre entre clubs de motards criminels puisse avoir lieu en Belgique.








  • réactions(4)








Une Harley Davidson devant un clubhouse des Hell's Angels © Belga

Les MC Mongols, qui, d'après le FBI, sont aussi dangereux que les Hells Angels, sont en effet arrivés dans notre pays, où ils cherchent différents lieux d'implantation, lit-on dimanche dans l'édition dominicale du Het Nieuwsblad et de 7 Dimanche.
Les premières rumeurs sur l'arrivée du club de motards en Belgique datent d'il y a un an. En 2013, les MC Mongols ont établi à Brême (Allemagne) leur premier quartier général européen.
Ils sont finalement arrivés dans notre pays récemment, en s'implantant à Ath (Hainaut), où ils se sont rapidement construit une mauvaise réputation. Mais, d'après le journal néerlandophone, le club ne veut pas en rester là et souhaite développer rapidement sa présence en Belgique. Les MC Mongols ont ainsi annoncé la création d'un nouveau "chapitre" à Liège.
Jusqu'à présent, six bandes de motards dangereux se livraient à une lutte mutuelle (d'influence) sur notre territoire. Elles sont dorénavant au nombre de sept.
"Ils sont à la recherche d'un lieu de base fixe, un club-house", explique la police. Dans ce cadre, ils croisent souvent la route d'autres clubs de motards et cela mène à de violentes bagarres. Les forces de l'ordre craignent à présent que cela débouche sur une véritable guerre de gangs.



avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:20

Yvan Mayeur: "Je ne suis pas l'opérateur du maintien de l'ordre"

Marie-Cecile Royen
08/11/2014 à 18:56 - Mis à jour à 22:13

Le bourgmestre de Bruxelles, mis en cause par des policiers pour son attitude durant la manifestation de jeudi, se défend de tout attentisme. Voici ce qu'il nous disait vendredi en milieu d'après-midi.








  • réactions(22)








Le bourgmestre de la Ville de Bruxelles Yvan Mayeur. © Belga

Le Vif/L'Express: Le modèle bruxellois de gestion de l'espace public par la police, souvent cité en exemple, a failli, jeudi dernier... Elle repose sur une confiance réciproque entre la police et le chef de la police administrative, c'est-à-dire, vous.
Yvan Mayeur: Je suis mille fois d'accord avec ce modèle. J'ai besoin d'avoir confiance aussi et qu'on me donne les éléments pour avoir confiance. Là, la police a dû s'adapter à ma personnalité. Je suis quelqu'un qui pousse plutôt les autres à dire. Je n'ai pas toujours eu affaire à des gens qui m'ont correctement exprimé les conséquences des choix qui m'étaient proposés. J'ai donc demandé à ce que l'on modifie l'organigramme (NDLR : en septembre, déplacement du numéro 2 de la police de Bruxelles-Ixelles, Luc Ysebaert). Je veux avoir à faire à des gens avec lesquels je peux parler, confronter, dialoguer, puis, ensemble, prendre une décision qui ferait consensus et pas me mettre dans un rapport d'influences contradictoires entre la police et moi. Il faut arriver à la fin à un consensus. On y est maintenant, j'ai l'impression. En tout cas, j'ai été très satisfait de la manière dont la manifestation a été préparée, gérée et vécue hier, sauf la fin. C'était un phénomène à la fois attendu et qu'on a pensé, à la fois, pouvoir éviter. Toute la journée, les types ont provoqué, toute la journée, on a décidé de ne pas répondre aux provocations, de plutôt apaiser les choses. Parce qu'en fait, ce que les types cherchaient depuis le début, c'était d'entraîner toute la manifestation dans une bagarre, c'était le piège dans lequel il ne fallait surtout pas tomber parce que, sinon, des manifestants paisibles et légitimes auraient été embarqués malgré eux dans un mouvement violent. Nous sommes alliés à ce moment-là, nous autorités publiques et forces de l'ordre, et services d'ordre syndicaux. J'ai été hier tout le temps en contact avec les leaders syndicaux. On a convenu ensembles de la manière de faire. Mais y compris les leaders syndicaux, nous ont bien fait comprendre qu'ils n'avaient pas les moyens de contrôler ces types-là. A un moment donné, on sort du champ de ce qui a été convenu dans l'organisation du maintien de l'ordre. Ce qui signifie que l'organisation du maintien de l'ordre fonctionne mais il y a ce qui n'est pas convenu et qui pose problème. Des gens qui ont été faire un petit tour au-delà du périmètre sans porter atteinte au périmètre interdit, on peut gérer, ça. Par contre, dès lors qu'il y a intention violente. Il faut alors savoir quand on intervient et quelle est la limite de l'intervention répressive. C'est ce qu'on a dû évaluer, et ce n'est pas toujours évident, parce qu'il y a ceux qui sont sur le terrain, confrontés frontalement à la situation. Il y a les chefs policiers qui sont au poste de commandement, qui ont les images, bien sûr, et moi, je ne suis pas censé voir les images, je suis censé prendre la décision avec le recul nécessaire.
Mais vous auriez pu être au "bunker", au poste de commandement situé au Parc des expositions de Bruxelles ?
Mais je ne peux pas voir les images, autant que je reste ici.
En tant que bourgmestre, vous ne pouvez pas voir les images des caméras et de l'hélicoptère ?
Oui, c'est l'idée, pour prendre de la distance et ne pas être choqué par une image et dire on fonce dans le tas. Je ne suis pas l'opérateur du maintien de l'ordre.
C'est "Gold", le chef de la police de Bruxelles-Ixelles...
Oui, mais ils doivent avoir mon accord pour l'utilisation de certaines méthodes.
A quel moment avez-vous donné votre feu vert à l'utilisation des autopompes, des gaz lacrymogènes et à une charge policière ?
Je ne sais plus, mais au moment où on a convenu ensemble que ça suffisait.
A quelle heure ?
Je ne sais pas. C'était au moment où les types étaient à la porte de Hal.
Qu'est-ce qu'on vous dit ? Quelles sont les options qui vous sont présentées ? Et à laquelle vous êtes-vous rallié ?
On me dit les types de débordement, j'évalue les choses, si les gens sortent du parcours et continuent à manifester, peut-être pas sur le chemin convenu, c'est gérable, même s'ils sont très véhéments, on leur explique de manière gentille qu'ils doivent rejoindre le parcours négocié. Souvent, les gens ont décidé de ce qui était le parcours. Ce n'est pas la loi. C'est l'autorité administrative qui décide. Des gens contestent ça, on le sait, c'est fréquent. On gère. Hier (jeudi), c'est ça qui est passé. Hier (jeudi), leur tentative d'entraîner toute la manif a échoué. Donc, de ce point de vue-là, l'attitude de la police était excellente. Et ensuite, de rage, voyant que leur stratégie ne fonctionnait pas, ils sont passés à des actes plus violents, ils ont cassé des véhicules, du mobilier urbain, puis la bagarre, la confrontation directe avec la police. Et là, à ce moment-là, et vu le nombre de blessés qui avaient déjà été constatés, et le nombre de dégâts à des biens appartenant à des particuliers, ensemble, on a convenu que la limite était atteinte et qu'on pouvait sans porter préjudice à l'ensemble de la manifestation, c'est l'équilibre qu'il fallait trouver, on pouvait alors passer à l'action plus ferme. Il faut que la réaction de la police n'entraîne pas que toute la manif soit derrière eux : c'était le point d'équilibre à trouver. Ce n'était pas évident.
Vous connaissiez la nature des moyens qui allaient être mis en oeuvre, jets d'eau et gaz lacrymogènes dit familiaux ?
Y compris ceux qu'on n'a pas utilisés. On est très loin de la situation française. Elle est mieux maîtrisée ici.
J'ignore si le feu vert vous a été proposé avant, mais n'avez-vous pas l'impression que celui-ci est venu trop tard ?
Dès qu'on me l'a proposé, j'ai dit oui, mais j'ai voulu les paramètres dont j'ai parlé (pas de contagion sur la manif, blessés et dégâts importants, menaces pour la sécurité des personnes).
A quelle heure approximative ?
Il y a deux coups de fil qui se suivent autour de 16h30. Cela se situe entre 15h30 et 16h30. On a eu plein d'échanges entre ces deux moments-là. Je ne sais plus quand on a dit go, c'est entre 15h30 et 16h30.
Vous avez des nouvelles du policier qui, le soir des faits, avait perdu la vue suite à une commotion cérébrale ?
Je ne sais pas, non.
C'est un bilan élevé...
Cent policiers blessés, dont deux grièvement.
Vous allez attaquer le syndicat ?
Non, ce sont des plaintes contre des individus. Les trois organisations syndicales, flamandes et francophones, ont géré avec nous l'encadrement du maintien de l'ordre de manière impeccable. C'est ça le bon modèle, celui du dialogue et de la construction de la manière dont les choses doivent être gérées. Il ne faut surtout pas changer cela parce que deux cent énergumènes veulent remettre en cause notre système d'expression sociale.



avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:20

La guerre des espions par-delà le Mur de Berlin

Le Vif
09/11/2014 à 09:30

Il y a un quart de siècle, la chute du Mur de Berlin levait un coin du voile sur la réalité est-allemande. Ancien espion français, Jean-Jacques Cécile raconte les astuces, compromissions et coups bas auxquels se sont livrés les services de renseignement des deux blocs avant et après 1989.













Un contrôle douanier au Mur de Berlin. © Reuters

La chute du Mur de Berlin, le soir du 9 novembre 1989, si elle annonce la fin de l'Union soviétique, ouvre aussi une porte sur une réalité mystérieuse et fantasmée, celle d'une Allemagne de l'Est réputée pour les exploits - suspects - de ses sportifs à l'étranger et pour le contrôle qu'exerce sur sa population les services de renseignement de la Stasi. La construction du "mur de la honte" en 1961 a figé l'Europe de l'après-guerre en deux camps et, parallèlement, a obligé les services d'espionnage occidentaux et communistes à redoubler d'astuces pour récolter les informations qui entretiendront l'équilibre de la terreur entre les deux blocs. Aujourd'hui journaliste et écrivain, Jean-Jacques Cécile a appartenu pendant 18 ans aux forces armées françaises où il a essentiellement servi le monde du renseignement. Dans les années 1980, il est dépêché en Allemagne de l'Est pour espionner les troupes soviétiques. De son expérience, il a tiré plusieurs livres, dont le dernier, Un espion français à l'Est 1962-2004, est paru aux éditions du Rocher. Il livre au Vif/L'Express de cette semaine quatre histoires d'espions dont le fil conducteur est le Mur de Berlin. En voici une.
L'obsession des espions : franchir le Mur
Les militaires français appartenant à la Mission militaire française de liaison traversaient le Mur de Berlin à discrétion en empruntant le Glienicker Brücke, le fameux "pont aux espions". Un privilège rarissime. Mais alors, quels subterfuges les clandestins privés de cet expédient avaient-ils imaginé ?
"C'était toujours la même chose. Les agents de la Stasi prenaient le contrôle des installations sur un tronçon du Mur. Ils nous disaient de rentrer dans nos cantonnements et de n'en sortir sous aucun prétexte. Puis ils simulaient une panne d'électricité pour que l'obscurité soit totale. Il se passait ensuite Dieu sait quoi", se remémore un ancien garde-frontière est-allemand (1). Car si le Mur de Berlin entravait les mouvements des barbouzes occidentales, il en était de même pour les agents de l'Hauptverwaltung Aufklärung (HvA), subdivision de la Stasi en charge de l'espionnage à l'étranger. Markus Wolf, son chef légendaire, l'a reconnu : "Il nous fallait désormais inventer des histoires pour que nos courriers puissent expliquer de façon plausible à la police de la RFA pourquoi ils avaient la permission de se rendre à l'ouest. Pour les services secrets occidentaux, ce mur était une aubaine inespérée, car il empêchait le passage d'un grand nombre de citoyens ordinaires, permettant au contre-espionnage allié de concentrer sa surveillance sur la poignée d'individus désormais autorisés à sortir" (2). Surveillés par leurs adversaires, les espions est-allemands étaient aussi en butte aux procédures tatillonnes de leur propre camp car Markus Wolf refusait obstinément de fournir les identités de ses clandestins aux gardes-frontières. Pour la HvA, le besoin émergea donc rapidement de mettre au point de nouvelles procédures permettant de franchir discrètement qui le Mur de Berlin, qui la frontière interallemande. Des passages secrets furent aménagés qui prirent le nom d'Agentenschleusen, littéralement des "écluses à agents".
L'un d'entre eux trouait la station de métro berlinoise de la Friedrichstraße où s'entrecroisaient lignes occidentales et communistes. C'est là que, le 18 janvier 1979, Werner Stiller, un officier de la Stasi, passe à l'ouest avec deux valises bourrées à craquer de documents ultrasecrets. A la même époque, James Hall, un traître américain spécialiste de l'interception des communications, transite par une autre Agentenschleuse située dans le district de Zehlendorf lorsqu'il est admis à rencontrer, en Allemagne de l'Est, ceux qui le manipulent. Deux Agentenschleusen sont depuis devenues des attractions touristiques en Thuringe, près de Wendehausen, et sur les collines dominant Volkerode. Ce sont des buses évacuant les eaux de pluie perpendiculairement à la frontière. Mais là où 20 centimètres auraient suffi, le diamètre est cinq fois plus gros... Au total, environ 60 Agentenschleusen existaient sous diverses formes, elles étaient chouchoutées par plus de 100 collaborateurs est-allemands de la Stasi mais aussi par 78 Allemands de l'Ouest principalement en Bavière et à Berlin. Les services de Bonn connaissaient l'existence de certaines Agentenschleusen mais se gardaient d'intervenir, préférant les surveiller afin de filocher les utilisateurs...
La Central Intelligence Agency (CIA) avait parfois recours à des moyens plus simples. En 1961, alors que le Mur sort de terre, l'agence recrute une diplomate finlandaise, Marja-Liisa Linkoaho. But : instrumentaliser son immunité diplomatique afin de faire passer des individus en les dissimulant dans le coffre de sa voiture. Et le KGB, dans tout cela ? Lorsque le Mur s'écroule, il s'empresse de sauver les meubles.

  • (1) Propos recueillis par l'auteur.
  • (2) L'homme sans visage, mémoires du plus grand maître-espion communiste, par Markus Wolf et Anne McElvoy, Plon, 1998, p.117.



avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:21

Les hypernarcissiques, "ces personnalités toxiques"

Le Vif
09/11/2014 à 12:00 - Mis à jour à 13:53

Le psychiatre Laurent Schmitt s'alarme de la "flambée" du narcissisme contemporain. Voici pourquoi.








  • réactions(3)








Laurent Schmitt © DR

Le Vif/L'Express : Pourquoi estimez-vous que le narcissisme exacerbé est devenu un problème pour la vie en société ?
- Laurent Schmitt : Parce que je constate, ces dernières années, que de plus en plus de patients souffrent d'un mal-être lié à des problèmes relationnels. Ils vivent avec ou côtoient des personnes méprisantes, aux ego surdimensionnés, qui les disqualifient, les dédaignent ou les nient, ce qui entame énormément leur estime de soi. Le besoin d'être entendu, reconnu, et la souffrance de ne pas l'être s'expriment de plus en plus fortement. Au sens psychologique, le terme ego signifie le moi, notre manière d'être au monde, notre personnalité, de même que notre capacité de maîtriser nos impulsions, tout en faisant preuve de sollicitude, d'empathie, de bienveillance. Le narcissisme, lui, est l'une des composantes de l'ego. Lorsqu'elle est hypertrophiée, on parle d'hypernarcissisme. Les personnalités hypernarcissiques préservent leur équilibre psychologique grâce au cadre social qui les gratifie et à l'estime qu'elles suscitent dans un premier temps. Mais, lorsque ces conditions ne sont plus réunies, à la suite d'une rupture sentimentale ou d'une maladie par exemple, elles peuvent, elles aussi, s'effondrer.
Existe-t-il un bon et un mauvais narcissisme ?
- Tout individu a besoin d'éprouver une bonne estime de soi, de pouvoir s'affirmer et entreprendre, de croire en ses talents, d'être autonome... Il s'agit de la forme minime, presque "physiologique", du narcissisme ; celle que les parents doivent transmettre à leurs enfants pour que ces derniers se perçoivent comme des êtres humains de qualité. Et puis il y a les troubles du narcissisme : soit la personne a une vision trop dégradée d'elle-même parce qu'elle a été soumise à des exigences excessives ou a été méprisée en permanence ; soit, au contraire, elle se considère comme grandiose et exceptionnelle, ce qui peut être une manière de surcompenser des fissures, comme le fait d'avoir été le moins aimé dans une fratrie ou d'avoir dû composer avec un handicap physique.
Les hypernarcissiques sont-ils toxiques ?
- Oui, et même énormément dans certains cas. Comme ils ont d'eux-mêmes une vision sans limites, qu'ils manquent d'empathie et sont souvent dans la compétition permanente, ils induisent autour d'eux toute une série d'affects, qui vont de l'admiration à l'humiliation, en passant par le sentiment d'injustice. La personne qui se trouve face à un hypernarcissique finit toujours par se poser la question : est-ce que j'existe pour lui ? Est-ce qu'il me manipule, est-ce qu'il veut me rabaisser ? Cet effet corrosif peut mener certaines personnes, plus fragiles, au suicide.
Que se passe-t-il lorsque ce genre de personnage est votre collègue de bureau ou votre patron ?
- Il cherche à briller aux dépens des autres, à s'attirer les mérites de toute action, à supplanter les autres membres de son équipe. L'hypernarcissique méprise souvent ses égaux pour ne fréquenter que ceux qui peuvent l'aider dans sa carrière. Il peut être la cause, surtout lorsqu'il est en position de supériorité, de troubles liés au stress, comme les douleurs gastriques, les maux de tête, les douleurs musculaires...
Ces personnalités à l'ego boursouflé sont-elles conscientes de leur nuisance ?
- Non, car à aucun moment elles n'ont en elles une petite voix qui leur dit : "Là, c'est trop." Elles justifient leur ego par leur intelligence, leurs capacités ; il est rarissime qu'elles viennent demander des soins.
En quoi ce "bal des ego", que vous dénoncez, est-il lié à l'uniformisation de la société autour des modes de vie, de pensée, de consommation ?
- Lorsque tout le monde se ressemble, et que tout est possible à tout le monde, la société fabrique, dans un mécanisme de défense, des images emblématiques, iconiques, exceptionnelles. Dans nos sociétés, ce processus est allé de pair avec l'individualisme. Jadis, le besoin de s'affirmer en tant qu'individu n'excluait pas la participation à des projets communs et à des activités d'intérêt général. L'homme du siècle des Lumières, celui des utopies communautaires ou des luttes ouvrières s'est battu pour l'avènement d'un monde meilleur. Aujourd'hui, c'est la seule valorisation de soi qui compte. Notre société matérialiste est en panne d'idéaux. Elle s'est repliée sur une sorte de moi narcissique et minimal, où les seuls enjeux sont de consommer ou d'exister au regard des autres.
Le Bal des Ego, par Laurent Schmitt, Odile Jacob, 208 p.



avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 15:22

Carsharing: un business florissant mais fragile

Mélanie GeelkensJournaliste
09/11/2014 à 11:53
Source: Trends-Tendances

Il semble loin, le temps où Cambio était le seul joueur sur le terrain des voitures partagées. De plus en plus de concurrents se lancent, chacun développant leur modèle propre. Mais aucun n'ayant réussi à trouver la formule magique pour être réellement rentable.













/ © Thinkstock

Il fut un temps où les moindres centimes gagnés lors de jobs d'étudiants alimentaient patiemment un compte destiné à financer l'achat d'une voiture une fois le permis en poche. Mais ce rêve, qui a longtemps animé les 18 ans et plus, se fracasse aujourd'hui contre la dure réalité de la génération Y : avoir leur propre moyen de locomotion, les jeunes n'en font plus une obsession.
Ils préféreraient désormais de plus en plus le smartphone à leurs quatre roues. Non qu'ils renoncent à leur mobilité. Mais ils l'envisagent autrement : le covoiturage pour le boulot, les transports en commun le week-end, un taxi partagé pour revenir le samedi de soirée... Le tout à portée de téléphone intelligent.
Ces hyper-connectés ne sont pas les seuls à envisager d'autres solutions sur les routes. Selon une étude réalisée par le cabinet de consultance Frost & Sullivan et relayée par Federauto (la fédération belge du commerce automobile), 44 % des Belges interrogés s'intéressent à de nouvelles formes de mobilité (contre 31 % en Allemagne, 38 % en Angleterre, 40 % aux Pays-Bas et 43 % en France).
Nombre d'entreprises ont bien compris qu'un tournant s'amorçait. "L'autopartage s'immisce partout !, confirme Xavier Tackoen, administrateur délégué du bureau d'études indépendant Espaces-Mobilités. Dans les projets immobiliers, au sein des sociétés, entre particuliers..."
Location ou partage ?
Certes, la tendance reste essentiellement urbaine. Cela n'empêche pas un nombre grandissant de start-up de tenter leur chance dans un marché en devenir, boosté par la tendance de l'économie du partage. Chacune développant ses propres spécificités, espérant que son business fera le buzz auprès des usagers. En se basant sur deux grands modèles : la location de voitures mises à disposition par la firme elle-même ou le partage de véhicules appartenant à des particuliers, chapeauté par une application mise à disposition.
C'est sur base de cette seconde idée que s'est développé Tapazz, une initiative anversoise lancée depuis un an, qui comptait à la mi-septembre 750 membres et qui affirme en accueillir une centaine supplémentaire chaque mois. Le pitch : puisque notre voiture reste en général immobilisée 90 % du temps, pourquoi ne pas la louer à d'autres conducteurs en fixant notre propre tarif (moins une commission de 30 % empochée par l'entreprise) ? Une appli permet de voir quelles sont les voitures disponibles. Conçue par Maarten Kooiman et son équipe, elle est surtout téléchargée en Flandre. "Nous ne sommes pas encore très actifs en Wallonie et à Bruxelles, mais nous y avons déjà quelques membres", affirme-t-il.
Concurrence en vue pour Djump ? Cette start-up lancée en juin 2013 à Bruxelles et deux mois plus tard à Paris surfe elle aussi sur la vague du peer to peer et du covoiturage urbain. Elle fonctionne via à une application mobile qui connecte les automobilistes et les "Djumpers", ceux qui veulent se déplacer mais ne disposent pas de moyen de locomotion.
Deux initiatives qui font immanquablement penser à Uber et ses taxis alternatifs, qui ont fait couler des litres d'encre depuis quelques mois. Si cette firme américaine a décidé de s'implanter dans la capitale, ce n'est pas étranger au succès de Djump, selon Olivier Delens, son cofondateur et directeur financier. "Nous sommes actuellement dans une phase de levée de fonds, raconte-t-il. Nous en sommes à 50.000 téléchargements, pour un taux de conversion allant de 15 à 20 %, soit près de 10.000 utilisateurs à Bruxelles et Paris. La concurrence a du bon et du moins bon. Uber a fait beaucoup de tapage, de publicité négative. Mais en même temps, c'est une diversité des offres qui permettra d'aboutir à un vrai panel de solutions pour la mobilité."
Modèle hybride
"Le marché est tellement émergent que tous les nouveaux entrants se renforcent", abonde Pierre Oldenhove, cofondateur de Wibee. C'est un concept hybride, lancé cette année, qui implique lui aussi l'utilisation d'une appli pour aider les utilisateurs à se connecter entre eux, à la différence près que la voiture utilisée appartient à la firme, qui la met à disposition à un tarif déterminé (environ 35 cents du kilomètre tout compris) à un ambassadeur. Ce dernier doit trouver d'autres conducteurs, qui paieront pour leur part minimum 20 centimes du kilomètre.
Pour l'instant, Wibee est encore dans une phase de test à Louvain-la-Neuve. "Nous travaillons d'abord à petite échelle. Si ça fonctionne bien, il n'y a pas de raison pour que ça ne soit pas le cas ailleurs", estime Pierre Oldenhove. Qui se défend de marcher sur les platebandes de Cambio, le précurseur des autos partagées en Belgique. "Ils développent un service grand public, avec des actionnaires publics (dont les TEC, la STIB et De Lijn, Ndlr), alors que nous voulons créer des cercles privés, plus restreints."
Ce nouvel arrivant n'effraie d'ailleurs pas Frédéric Van Malleghem, directeur de Cambio. "La vraie concurrence, c'est quand nous entendons qu'une marque sort un modèle à 8.000 euros. Cela nous fait plus peur que le lancement d'une nouvelle start-up. Le marché n'est pas saturé, mais peu d'entreprises veulent se positionner, car les marges bénéficiaires sont très faibles et qu'il y a peu de retour sur investissement."
C'est effectivement là que le bât blesse : rares sont les firmes qui parviennent à réellement être à l'aise financièrement. Ce ne sont sans doute pas les responsables de Zen Car qui affirmeraient le contraire. La société, spécialisée dans la mise à disposition de véhicules électriques à partager, est en état de faillite virtuelle, avec une perte de près de 2 millions d'euros comptabilisée fin 2013.
"Nous ne roulons pas sur l'or"
"Nous traînons une dette mais que nous comptons bien absorber. Les chiffres de cette année montrent qu'on est dans le bon. Le carsharing, c'est une affaire qui tourne", avait récemment affirmé le CEO de Zen Car Régis Leruth à L'Echo.
Du côté de Djump, les 10.000 utilisateurs ne permettent pas davantage de générer des revenus, puisque la jeune entreprise ne se rémunère pas - encore - sur les trajets en covoiturage effectués grâce à l'application. "A terme, nous voulons prendre 20 % de commission sur la rémunération libre, détaille Olivier Delens. Les utilisateurs le savent, mais nous ne voulions pas l'instaurer d'emblée pour ne pas décourager l'offre." Reste à savoir s'ils accepteront de se soumettre à la règle payante en cours de route...
"Nous avons atteint le seuil de rentabilité, mais il est clair que nous ne roulons pas sur l'or", concèdent pour leur part Anne-Claire Vanfleteren et Marc Lainez, CEO et CTO de Djengo, une start-up qui vise à promouvoir la mise en place du covoiturage au sein des entreprises. Et qui vit d'ailleurs une phase de réorientation de ses activités, pour proposer à ses clients non plus uniquement une offre basée sur la voiture, mais englobant d'autres moyens de locomotion. Face à l'échec de leur premier modèle ? "Non, mais parce que nous nous sommes rendu compte que le covoiturage reste très marginal et que l'avenir est dans un concept beaucoup plus large, multimodal", répondent-ils.
Cambio quant à lui a atteint le break even après trois ans. Mais ses bénéfices sont loin d'être plantureux : 24.164 euros en Wallonie, 148.440 euros à Bruxelles et 178.776 en Flandre en 2013, selon les chiffres publiés à la Banque nationale. "Nous ne sommes pas dans un business qui permet de faire de grosses marges, répète Frédéric Van Malleghem. Mais notre finalité n'est pas là, mais bien dans la diminution de la pression automobile en ville. Après, je suis toujours un peu surpris par ceux qui suivent cette nouvelle mode qui consiste à partir d'une superbe idée et se dire qu'on trouvera un business model plus tard..."
Reste que tous les acteurs du carsharing devront avoir les reins financièrement solides pour affronter le prochain tournant auquel sera confronté ce secteur : l'arrivée massive de concurrents étrangers, capitalisés à hauteur de dizaines de millions et/ou soutenus par une grande marque automobile (lire l'encadré). L'agressif Uber a déjà donné le ton, freiné toutefois par un flou législatif persistant. Une fois l'horizon éclairci, nul doute que de nouveaux joueurs s'intéresseront au territoire belge, en particulier à Bruxelles. En absorbant sur leur passage les start-up made in Belgium ?



avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Ives le Dim 9 Nov - 16:21

Charleroi: un acte de vandalisme met le réseau Proximus à l'arrêt
REGIONS | Mis à jour le dimanche 9 novembre 2014 à 11h58


Envoyer
Imprimer



×

{FORM_TITLE}

Votre prénom* :
Votre email* :
Prénom de votre ami* :
Email de votre ami* :
Tous les champs sont obligatoires
Annuler
Partager



  • Images (2)


    Un acte de vandalisme met le réseau Proximus à l'arrêt à Gosselies et Montigny - © Tous droits réservés

    Vidéos


    Sabotage Proximus

    Mots clés


    Un ou plusieurs individus ont forcé des bâtiments techniques du réseau Proximus à Gosselies et à Montigny-le-Tilleul, dans la région de Charleroi, et ont sectionné des câbles. Cet acte de vandalisme, ou ce sabotage, prive d'accès au réseau de téléphonie fixe, TV et Internet des milliers de personnes depuis samedi soir. Les réparations sont en cours, mais vu l'importance des dégâts, les premiers clients ne devraient récupérer l'accès au service qu'en soirée.
    Le parquet de Charleroi ne dispose pas encore d'éléments pour savoir s'il s'agit d'un acte de sabotage ou d'un vol de câbles. Deux bâtiments techniques de Belgacom ont toutefois été investis durant la soirée, à Gosselies et Montigny-le-Tilleul. Au sein de la centrale de Montignies, les auteurs ont sectionné une soixantaine de câbles de cuivre.
    Cet acte de vandalisme a provoqué une panne générale dans des milliers de foyers. Les systèmes d'alarme ont par conséquent été mis hors service et les terminaux Bancontact de plusieurs banques sont inaccessibles. La surveillance des agences a été renforcée par les services de police.
    "Hier soir, les alarmes ont indiqué qu'il y avait eu des actes de vandalisme dans le bâtiment de Gosselies et dans celui de Montigny et cela a eu comme conséquence que quelques milliers de clients ont été entièrement privés des services télécoms", confirme Jan Margot, le porte-parole de Proximus.
    Ces clients étaient ce matin toujours privé du réseau Proximus. "Cela prendra du temps avant que chaque connexion soit rétablie, parce qu'il faut joindre tous les câbles, etc. Nous avons commencé cet énorme travail cette nuit, et nous continuons au plus vite, mais nous devons réparer le réseau câble par câble."
    Les premiers abonnés devraient retrouver l'accès à l'ensemble du réseau en soirée. Il est à noter que le réseau de téléphonie mobile n'est pas touché par ce sabotage.
    Bancontact et systèmes d'alarme touchés
    "Il n'y a pas de vol, il s'agit vraiment de quelqu'un qui a forcé l'entrée des bâtiments techniques pour couper ces lignes. C'est la police qui se charge de l'enquête. Nous nous concentrons sur la réparation du réseau pour nos clients."
    La sécurité de ces installations n'est pas en cause, assure encore Jan Margot : "Chaque bâtiment est sous surveillance. C'est grâce à l'alarme qu'on a vite constaté qu'il y a eu quelque chose."
    Autre conséquence de ce sabotage : certains terminaux Bancontact sont hors d'usage, ainsi que des systèmes d'alarme. "Il ne faut pas oublier que la plupart des systèmes de sécurité fonctionnent par le biais des communications téléphoniques, avertit le commissaire Alain Bal. Il y a donc effectivement beaucoup de bâtiments privés qui sont peut-être à vérifier d'un point de vue sécurité."
    La surveillance des agences bancaires a notamment été renforcée en réaction à ce problème.
    Selon Belgacom, des techniciens sont actuellement à pied d'œuvre et tentent de remédier à la panne. Celle-ci pourrait durer plusieurs jours.
    Les clients touchés par la panne peuvent contacter le centre de crise au 0800/33.800 afin de dévier leur ligne fixe vers leur GSM.




avatar
Ives
Admin

Messages : 3545
Date d'inscription : 04/11/2014
Age : 67
Localisation : Liège

http://notreforum.xooit.be

Revenir en haut Aller en bas

Re: 9 novembre 2014

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum